Tours de César

Les Tours de César

On le voit s’annoncer (le soleil) par les traits de feu qu’il lance au-devant de lui… Extrait d’Emile, écrit par Jean-Jacques Rousseau au pied du Château-Vieux.

A quelques centaines de mètres après la Chapelle, à gauche de la route qui continue vers le Col du Sapenay, un large chemin déploie ses méandres dans les sous-bois et mène doucement au sommet de la butte sur laquelle se dressent encore quelques murs en ruine des Tours de César, vestiges de deux châteaux forts parmi les plus anciens du Genevois.

Le site des Tours de César

Du Château-Vieux, il ne reste presque rien. On peut y accéder par un petit chemin peu marqué qui part sur la gauche du chemin principal, à une centaine de mètre de la route, et qui grimpe dans les broussailles.

Le Château-Neuf a cédé face aux caprices du temps, aux guerres et aux pillages de pierre mais une partie de ses murs d’enceinte subsiste cependant et s’élève sur une hauteur d’environ 3 mètres. On devine encore à l’intérieur des ruines, les vestiges des logis, du donjon et d’un puits. Les abords du site sont bien souvent envahis par la végétation mais offrent toutefois une vue agréable sur la montagne de Cessens, le lac du Bourget, la Chautagne, le Grand Colombier et le Petit Bugey. Une table de lecture vous raconte l’histoire de ce lieu plein de charme.

Les Tours de César dans l’histoire

Les châteaux furent construits entre le XIIIème et le XIVème siècle, et constituaient un point stratégique puisqu’il permettait de surveiller la route du Col du Sapenay, que ce soit pour anticiper l’arrivée de troupes ennemis ou contrôler le passage des marchandises.

Jusqu’au XVème siècle, ils jouèrent un rôle important dans les guerres entre le Genevois, le Faucigny et la Savoie, puis avec le Royaume de France ; ils comptaient alors parmi les châteaux les plus forts du Genevois.

Le Château-Neuf fut vraisemblablement détruit en 1630, pendant la guerre entre la France et la Savoie.

La légende des Tours de César

En parcourant le site des Tours de César, vous découvrirez un puits, aujourd’hui en partie bouché. Il se disait autrefois que ce trou fort profond avait servi jadis d’oubliettes pour les ennemis capturés lors de batailles. Les prisonniers qui se succédèrent seraient parvenus à creuser un tunnel menant au pied de la montage et auraient ainsi permis à certains d’entre eux d’échapper à une mort lente mais certaine. A ce jour, aucune trace de ce passage n’a jamais été trouvée !

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